Brain’n’Médias du mois (numéro 11)

Voici ma sélection des articles vulgarisés publiés au cours du mois de mai 2016 dans le domaine des neurosciences. Lire la suite Brain’n’Médias du mois (numéro 11)

Mort cérébrale ou décès ?

Vous n’avez pas pu passer à côté de cette info cette année. A la suite d’un essai clinique pour un nouveau médicament antalgique (contre la douleur), un des participants a fait une mauvaise réaction au traitement. Il a rapidement été déclaré en état de mort cérébrale. Mais qu’est-ce que la mort cérébrale ? Est-ce différent de ce qu’on appelle décès ?

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Pas ce soir chéri, j’ai la migraine…

On nous dit souvent que le cerveau n’a pas de terminaison sensitive, autrement dit, il ne ressent pas la douleur (utile par exemple lors de chirurgies éveillées du cerveau). Alors bon sang, pourquoi j’ai ce mal de crâne depuis le réveil ?! Si mon cerveau ne peut pas avoir mal, pourquoi ai-je envie de me taper la tête contre un mur ?! 
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5 Anecdotes sur notre système nerveux

1 – Le cerveau n’a pas mal : ne possédant pas de récepteurs à la douleur, nous ne pouvons pas avoir mal au cerveau. C’est en se basant sur cette propriété que la technique de chirurgie éveillée du cerveau est réalisable. On peut nous triturer la matière grise pendant que nous sommes éveillés, sans ressentir la moindre douleur. Pour en savoir un peu plus sur les maux de tête rendez-vous sur Pas ce soir chéri, j’ai la migraine.

2 – Le ventre, notre deuxième cerveau : beaucoup d’études le montre maintenant. Nous avons autant de neurones dans notre système digestif que dans notre cerveau. Cette constatation est d’ailleurs corroborée par le fait que beaucoup de fonctions du tube digestif sont contrôlés localement par ces ganglions, sans passer par l’encéphale, comme la circulation du bol alimentaire.

3 – Les neurones sont longs, très longs : ce sont les cellules les plus longues du corps humain. Les champions toutes catégories sont ceux qui contrôlent le mouvement droite-gauche des orteils. Ils descendent dans la jambe depuis la moelle épinière jusqu’au bout du pied. Ça en fait du chemin !

4 – Les nerfs conduisant les messages de douleur ne sont pas spécifiques du type de douleur. C’est-à-dire que différents stimulus douloureux vont activer les mêmes récepteurs des fibres nerveuses. Par exemple, on ressent la même chose quand on se brûle et quand on touche quelque chose de très froid. Pareil pour une coupure ou une piqûre. La différence va se situer dans la fréquence, la force et la localisation de la douleur (lancinante, douleur de fond, etc…). Une des raisons pour lesquelles nous fonctionnons ainsi, c’est qu’on n’a pas vraiment besoin de savoir dans les détails comment on a mal, mais plutôt si on a mal, pour réagir le plus rapidement possible. En effet le signal de douleur est essentiel pour la survie de l’individu.

5 – Dans la même série, il y a une raison biologique pour laquelle on se frotte quand on se fait mal. Le message produit par le frottement va légèrement court-circuiter le message de douleur, produisant un effet de soulagement. Cette action est cependant assez limité, le message douloureux reprend très vite le dessus. Alors si vous vous cognez le petit orteil ne frottez pas comme des forcenés, ça ne vous enlèvera pas la souffrance intense de votre pauvre petit orteil !

Grâce à ces petites anecdotes biologiques, vous pourrez enfin épater votre famille ou vos amis lors de soirées ! Ou tout simplement passer pour un dingue…

Source image :

Pixabay

Il était une fois le cerveau